Consommation d’alcool pendant la grossesse aux États-Unis : des chiffres préoccupants publiés par le CDC

Une nouvelle analyse des Centers for Disease Control and Prevention (CDC), publiée le 11 juin 2026 dans le Morbidity and Mortality Weekly Report (MMWR), révèle que la consommation d’alcool pendant la grossesse demeure un enjeu majeur de santé publique aux États-Unis.

À partir des données nationales du Behavioral Risk Factor Surveillance System (BRFSS) recueillies entre 2021 et 2024 auprès de plus de 8 500 femmes enceintes âgées de 18 à 49 ans, les auteurs estiment que :

  • 15,2 % des femmes enceintes ont consommé de l’alcool au cours des 30 derniers jours ;
  • 4,9 % rapportent au moins un épisode de binge drinking (6 à 7 verres, 60 à 70g d’alcool pur en deux heures le mois précédent);
  • 2,2 % présentent une consommation élevée (« heavy drinking » soit 11 verres (110 g d’alcool) pendant une semaine et le mois précédent)).

Ces chiffres apparaissent légèrement supérieurs à ceux rapportés lors de la précédente enquête nationale menée entre 2018 et 2020 (13,5 % de consommation d’alcool pendant la grossesse), suggérant l’absence d’amélioration récente de la situation.

L’étude met également en évidence plusieurs facteurs associés à une probabilité accrue de consommation d’alcool pendant la grossesse. Les femmes non mariées présentent des prévalences environ deux fois plus élevées de consommation actuelle, de binge drinking et de consommation élevée. De même, les femmes rapportant une détresse psychologique fréquente présentent des risques multipliés par deux à trois selon les indicateurs étudiés.

Ces résultats rappellent l’importance de renforcer le repérage précoce des consommations d’alcool et des troubles psychiques durant la grossesse. Ils soulignent également la nécessité d’approches combinant interventions cliniques, accompagnement psychosocial et mesures de santé publique visant à réduire l’exposition prénatale à l’alcool.

Alors qu’aucun niveau de consommation d’alcool pendant la grossesse n’est actuellement considéré comme sûr, ces nouvelles données rappellent que la prévention du syndrome d’alcoolisation fœtale (SFA) et des troubles causés par l’alcoolisation fœtale (TCAF) demeure une priorité de santé publique.

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