La dépendance à l’alcool peut commencer chez les jeunes adultes par la consommation excessive d’alcool (BD), sa fréquence étant un critère clé. Chez les rongeurs, le TB altère la mémoire et la plasticité synaptique de l’hippocampe à court terme et induit une neuroinflammation. Les troubles de la mémoire peuvent persister à l’âge adulte, tandis que les perturbations durables de la plasticité synaptique de l’hippocampe n’ont pas été documentées. De plus, l’impact de la fréquence du TB sur ces perturbations et le potentiel des agents anti-inflammatoires pour inverser les altérations induites par le TB restent incertains. En utilisant des tranches hippocampiques de rats mâles soumis à huit épisodes de type boulimie administrés à une fréquence élevée (HF) ou faible (LF) durant l’adolescence, nous avons constaté que des altérations dans la dépression métabotrope à long terme du groupe I (mGlu1/5-LTD) étaient liés à une fréquence d’exposition de type boulimie, avec un HF réduisant le mGlu1/5-LTD et, de façon intrigante, LF l’augmente. L’inhibition de mTORC1 avec la rapamycine a partiellement corrigé les effets de LF et HF, sans altération de la phosphorylation de la protéine ribosomique S6, une protéine en aval de mTORC1, après LF, et une diminution de rp-S6235/236 après la crise cardiaque. De plus, le LF a diminué le transporteur vésiculaire du GABA présynaptique et la bicuculline a reproduit l’augmentation du mGlu1/5-LTD après LF. De plus, la LTD dépendante du récepteur N-méthyl-D-aspartate a été temporairement réduite après une IC ou une LF et sauvée avec un antagoniste GluN2B. Enfin, l’agent anti-inflammatoire, la minocycline, administré après l’exposition à l’éthanol, a inversé toutes les altérations de plasticité synaptique. Nous avons conclu qu’une altération bidirectionnelle du mGlu1/5-La LTD est une caractéristique de la fréquence d’exposition aux excès d’éthanol, impliquant des mécanismes pré- et postsynaptiques. Cibler le GluN2B et utiliser des agents anti-inflammatoires offre des stratégies thérapeutiques prometteuses pour atténuer les effets synaptiques du TB. Nos résultats mettent en lumière la fréquence d’exposition à l’éthanol comme un facteur clé déterminant de l’impact neuronal.
La fréquence d’exposition à l’éthanol de type boulimie régule bidirectionnellement le mGlu-LTD hippocampique via des mécanismes synaptiques, et cet effet est inversé par la minocycline
