À ce jour, le diagnostic du trouble de l’usage de l’alcool (TUA) repose principalement sur des critères cliniques et comportementaux. Les biomarqueurs biologiques utilisés en pratique (GGT, CDT, VGM, PEth…) permettent d’objectiver une consommation d’alcool, mais ne constituent pas des biomarqueurs diagnostiques du TUA, qui est un trouble défini par le comportement et ses conséquences.
Les travaux récents en addictologie explorent des biomarqueurs dits de nouvelle génération, issus d’approches multi-omiques (génomique, épigénomique, transcriptomique, métabolomique).
Ces signatures biologiques, mesurables dans des tissus accessibles (sang, salive), pourraient à terme :
• Contribuer à l’identification des vulnérabilités individuelles,
• Affiner la stratification clinique d’un trouble hétérogène,
• Orienter le choix des traitements,
• Améliorer le suivi longitudinal et la réponse thérapeutique.
Il est essentiel de rappeler que ces outils sont encore au stade de la recherche et nécessitent des validations robustes (réplicabilité, spécificité, utilité clinique). Ils ne visent pas à remplacer l’évaluation clinique, mais à la compléter, dans une perspective de médecine plus personnalisée en addictologie.
➡️ Un champ de recherche en pleine structuration, aux implications potentielles importantes pour la prévention et les soins. Après lecture de cette revue, ce message rend compte de façon fidèle des connaissances actuelles et des perspectives de recherche, dans le respect des limites méthodologiques et cliniques actuelles.
